INT-MOUR

Projet de tiers lieu de recherche de la biodiversité – Pays basque Nord

Matériaux : bois de feuillus – petites sections – châtaignier

Surface : 500 m2

OBJECTIF ET CONTRAINTES

Sujet de recherche : Comment l’approche mésologique de l’architecture peut-elle être contributive à la protection et sauvegarde de la biodiversité.

Recherche projet explorant le lien entre approche mésologique de l’architecture, en référence aux travaux d’Augustin Berque d’après Watsuji Testuro, et protection de la biodiversité. Cette recherche a donné suite à un projet de réhabilitation d’une friche d’un centre de vacances sur le site naturel du lac mouriscot (pays basque nord). La programmation s’articule autour d’un tiers lieu de recherche, dernier échelon d’une stratégie urbaine mésologique déclinée à 4 échelles. 

L’approche mésologique de l’architecture place le milieu (et non l’homme seul) comme référentiel d’études et de conception ce qui préconise la mise en avant des points suivants :

– une conception à partir de la grande échelle : pour une meilleure compréhension et protection des flux biologiques et physiques

– une conception et construction à partir de l’existant, bâti et ressources, qui porte des valeurs patrimoniales, écologiques, sociales et sociétales qui font le milieu

– une conception sensible privilégiant les sens pour plus d’interactions et d’immersion dans le milieu, favorisant la prise de conscience de sa vulnérabilité

L’approche mésologique de l’architecture offre un double niveau de connaissances dans la préparation du projet ; en se basant sur les données écosytémiques, environnementales et culturelles, elle permet d’intégrer les paramètres écologiques en amont dans l’analyse de site, tout en les liant directement aux usages ; en intégrant les données plus phénoménologiques, elle place les sens comme réceptacles du projet, générant une vocation programmatique immersive et participative, par le faire. Elle permet de mettre en oeuvre une architecture favorisant les inter-relations dynamiques entre l’homme et son milieu, l’homme et le vivant. Le va et vient : j’impacte le milieu, le milieu m’impacte à son tour, font du projet un outil « trajectif »(A. Berque) qui favorise l’appropriation du projet et du site par les usagers favorisant ainsi sa protection.

«L’être se crée en créant son milieu» Augustin Berque